France nature environnement assigne l’État en justice pour mieux préserver la ressource en eau potable
Franceinfo, publié .
France nature environnement et l’Association citoyenne et laïque des consommateurs (ACLC) assignent l’État devant le tribunal administratif de Paris, indique jeudi 23 avril l’association dans un communiqué transmis à franceinfo, pour « que l’État respecte son devoir de protection de notre ressource en eau potable ».
Dans son communiqué, l’ONG vise particulièrement les pesticides, présents « dans la majorité des réseaux de distribution d’eau potable » et remet en cause la « politique de l’État en matière de protection des captages ». France nature environnement souligne que 14 640 captages d’eau potable ont fermé entre 1980 et 2025. Parmi ceux fermés pour dégradation de la qualité de l’eau, 41,6% avaient des « teneurs excessives en nitrates et/ou pesticides ».
Le coût de la dépollution de l’eau à cause des pesticides est aussi pointé du doigt : 251,7 millions d’euros par an, selon la Cour des comptes, rappelle l’association. Le recours à des solutions curatives n’est « pas viable à long terme », écrit France nature environnement, car il « accentue les inégalités territoriales entre collectivités ayant les moyens de payer des infrastructures de dépollution et les autres ».
À travers ce recours, l’Association citoyenne et laïque des consommateurs et France nature environnement demandent à l’État un meilleur accès à l’information sur la qualité de l’eau des captages, des programmes de protections des captages et une « réparation financière du préjudice écologique ». Ils espèrent ensuite flécher les fonds vers des programmes qui mettent en œuvre des mesures de protection des captages, comme ceux des agences de l’eau, qui aident à la conversion à l’agriculture biologique sur les zones à enjeux pour l’eau potable.